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Prier avec saint Romain à Wy-dit-Joli-Village, pèlerinage le 12 octobre 2025

vitrail XIX° siècle, saint romain tenant en laisse le dragon

A WY-DIT-JOLI-VILLAGE, L’ÉGLISE NOTRE-DAME ET LE PÈLERINAGE EN L’HONNEUR DE SAINT ROMAIN (12 octobre 2025, messe à Cléry, puis marche et bénédiction de la statuette à 16h à la fontaine Saint Romain, à Wy-dit-Joli-Village).

 Sommaire :

Qui était saint Romain – La légende de saint Romain – L’hymne de saint Romain – Le pèlerinage à Wy-dit-Joli-Village – La source de saint Romain – La confrérie de saint Romain – Quelques dates dans l’histoire de Wy-dit-Joli-Village – Le conseil de fabrique – L’origine du surnom « Wy-dit-Joli-Village » – L’église Notre-Dame, dite de saint Romain – Les trésors de l’église de saint Romain -L es cloches – Le calvaire – Le cimetière – Bibliographie.

 

QUI ÉTAIT SAINT ROMAIN?

La naissance de saint Romain, en 585, au temps du roi Dagobert (VIIème siècle),  tenait déjà du miracle, car sa mère Félicité était stérile, mais un ange  était apparu à son père, lui annonçant qu’ils auraient un fils nommé Romain.

Il s’agissait d’une famille seigneuriale, et c’est à Wy que sa famille avait un château, le château des Rochettes; ils descendaient de Renault, qui vivait au temps de Childéric, roi franc de Soissons, mort en 481. Le père de saint Romain était Benoist de Sicambre, et sa mère Félicité de Challon. Très jeune, Romain fut envoyé chez le roi, pour son éducation, et c’est là qu’il rencontra saint Ouen et saint Eloi, qui allaient devenir comme lui des évêques très importants.

A Wy, Saint Romain fit bâtir près de la source un hôpital pour les « pauvres viatouriers » (ceux qui faisaient des allers et retours sur la voie), nombreux car on venait de loin à Wy, village situé sur l’axe Soissons – Rouen, desservi par une chaussée datant des Romains. Les Francs, unis par la loyauté envers le roi à Paris, avaient étendu leurs royaumes d’Est en Ouest, et l’envergure de saint Romain, qui se manifesta principalement à Rouen, s’inscrit dans cette dynamique.  N’oublions pas que tout près, Genainville avait été une très grosse ville romaine, abandonnée au V° siècle.  Saint Romain fit aussi bâtir, dit-on, l’église Saint-Nicolas à Guiry, dans l’Aulnaye Périlleuse, « où il venait méditer avec un vieil ermite qui vivait là d’herbes et de racines », à ce qu’on dit.

Il fut nommé évêque de Rouen très jeune, en 626. Pour commencer, il racheta toutes les terres environnantes et les donna en 629 au chapitre de la cathédrale de Rouen. Il fut réputé pour faire reculer les inondations, ce qui donna lieu à la légende de la « Gargouille ». Il combattit le paganisme (détruisant un ancien temple de Vénus), et multiplia les prodiges, parce qu’il donnait l’exemple de la piété et de l’ascèse.

L’œuvre de saint Romain comme évêque de Rouen fut si remarquable que le roi Dagobert accorda au chapitre un privilège, appelé « fierté de saint Romain »: celui de gracier un condamné à mort tous les ans, le jour de l’Ascension[1]; en tout cas, ce privilège perdura jusqu’en 1790. A cette occasion, on demandait au seigneur de Guiry si elle avait un prisonnier dans ses geôles, car le privilège de Dagobert s’étendait aux Guiry qui descendaient comme saint Romain de Renault. Le privilège donna lieu à des conflits avec les magistrats et les rois, ainsi qu’avec le cardinal de Richelieu, mais les habitants de Rouen résistèrent, ‘ et la « fierté » ne fut abolie qu’avec la grande uniformisation de la justice sous la Révolution.

Saint Romain mourut le 23 octobre 635; la légende dit que peu de temps avant de mourir, il était en train de dire la messe, quand il entra en extase, son corps se soulevant du sol, tandis que Dieu lui annonçait la date de sa mort. Il fut inhumé hors les murs selon la coutume, probablement dans une basilique funéraire élevée pour l’occasion. Ses restes reposent dans un sarcophage de marbre rouge, – peut-être un réemploi, – qui sera longtemps conservé dans la crypte d’une église plusieurs fois détruite, reconstruite et remaniée (actuelle église Saint-Godard).

Au temps des invasions normandes, alors que la plupart des reliques conservées à Rouen sont mises à l’abri, – les restes de Saint Godard et le « chef  » (la tête) de Saint Romain partent pour Saint Médard de Soissons, – le corps de Romain est transporté à l’intérieur des murailles de Rouen. On le conserve sans doute dans une chapelle du palais archiépiscopal, proche des murs, du côté du Robec et des marais du  « Malpalu ». C’est le secteur inondable de la périphérie urbaine mais à une altitude que les débordements les plus menaçants n’atteignent guère. Romain y gagne la réputation de les arrêter. Le fait que, par ailleurs, il n’ait pas  » déserté  » semble être pour beaucoup dans sa désignation comme patron de la ville et du diocèse. Le « chef » de saint Romain est rapatrié ensuite très solennellement en 1140. La foire de Saint-Romain est assortie d’une procession, et c’est au condamné à mort qui va être gracié que revient l’honneur de porter la châsse contenant les précieuses reliques [2]. Au nord de Rouen, le champ du « Pardon » garde la mémoire du pèlerinage qui animait toute la région, au point que l’on y battait monnaie; le dimanche suivant le 23 octobre reste un moment fort de l’année à Rouen.[3]

C’est vers 1179 que le culte à saint Romain prit un essor fabuleux.  Vers 1210, Richard, de l’abbaye de Soissons, souhaita que toutes les églises du diocèse de Rouen soient dédiées à la Vierge et à saint Romain. Le culte à saint Romain prit une telle ampleur à Rouen qu’il éclipsait saint Ouen, le plus connu des évêques de Rouen.

LA MERVEILLEUSE LÉGENDE DE SAINT ROMAIN

On rattache à saint Romain vitrail XIX° siècle, saint romain tenant en laisse le dragonde nombreuses anecdotes relevant de la parabole, très semblables à d’autres épisodes de vies de saint. Il s’agit en fait de contractions poétiques de moments inespérés et pourtant authentiques, dans lesquelles on souligne un symbolisme fort. La dimension fantastique fonctionne comme un raccourci entre les âmes: nous recevons le message spirituel « en plein cœur »; les légendes saisissantes sont représentées à foison sur les vitraux médiévaux. Nous retiendrons seulement celle qui se prête le mieux à la mise en images, et qui daterait en fait du XIème siècle: elle raconte qu’au Malpalu, le quartier insalubre de Rouen, sur la rive gauche de la Seine, où s’étalaient des marécages,  la Seine avait débordé, et le saint la fit rentrer dans son lit. Mais de la vase sortit  un énorme serpent, dit gargouille ou dragon, qui « dévorait et détruisait les gens et bêtes du pays », outre qu’il « corrompait l’air de son haleine pestilentielle ».  Cette vision horrible souligne la détresse des habitants, avant que l’évêque ne prît ce problème d’assainissement en main. Saint Romain décida de chasser le monstre de ces terres, mais ne trouva pour l’aider qu’un condamné à mort qui n’avait plus rien à perdre. Ils arrivèrent tous les deux sur le territoire du dragon, saint Romain traça un signe de croix sur lui et la bête se coucha à ses pieds; puis il donna à son compagnon son étole comme licou, et le condamné à mort ramena le monstre ainsi tenu en laisse dans la ville, où il fut brûlé sur le parvis de la cathédrale, et ses cendres furent jetées dans la Seine[4]. Et l’héroïque condamné à mort fut gracié, bien sûr. Ceci ressemble à un conte de fées, mais c’est aussi une belle variante sur le thème des Béatitudes, dans l’Évangile, qui promet le paradis aux plus misérables ici-bas. C’est une promesse de pardon pour ceux qui se savent rejetés de la société, par leur origine sociale ou leurs fautes personnelles, et c’est  aussi un rappel de la logique de Jésus, qui faisait plus confiance aux réprouvés qu’aux élites, les « pharisiens », pour comprendre et mettre en œuvre la parole de Dieu. C’est grâce à sa foi que le condamné trouva le courage et l’habileté nécessaires pour venir à bout du dragon. Autre sens symbolique de la légende, qu’on retrouve dans l’histoire de saint Michel, de saint Georges ou du Minotaure dans la culture grecque: seul l’amour -ici l’amour de saint Romain pour les habitants de Rouen et pour le condamné-  apaise et  rend docile le monstre qui est en chacun de nous.

 

 

L’HYMNE DE SAINT ROMAIN

(créé ou transcrit par le père Lefèvre):

« Rassemblons-nous, peuple fidèle, / Célébrons notre saint patron / que nos cœurs en ce jour / le prennent pour modèle, / qu’ils chantent ses bienfaits, / exaltent son saint nom. » Voir la suite ici : Saint patrons du Vexin

LE PÈLERINAGE À WY-DIT-JOLI-VILLAGE

On venait au pèlerinage de Wy de tout le Vexin et des autorités se déplaçaient même depuis Rouen pour représenter l’évêque. On mentionne des migrations depuis le Moyen-Age de la Beauce, de la Picardie et de la Normandie. La tradition locale attribue ce pèlerinage aux vertus extraordinaires de la source de Wy, que saint Romain lui-même aurait fait sortir de terre. Cette eau serait excellente pour guérir toutes sortes de maladies; à Rouen, l’autre pôle de la vénération pour saint Romain, on considère que celui-ci protège de maux tels que la noyade ou la folie. A Wy, outre les rhumes, on mentionne la guérison des maladies des yeux. Cette croyance n’a rien de ridicule, et s’appuie certainement sur une richesse particulière de cette eau en minéraux. Mais surtout, le père Hugues, qui organise le pèlerinage annuel à la source de Saint Romain depuis l’église d’Avernes, fait comprendre qu’il y a là une métaphore: même si la pharmacopée a évolué, il y a dans la persistance du culte à saint Romain une leçon qui reste toujours d’actualité: quand on a l’humilité d’aller lui demander sa protection,   saint Romain agit en nous, il nous guérit de notre cécité au saint Esprit.

Peut-être que le culte à saint Romain, avec son pèlerinage à la source miraculeuse qui porte son nom, s’est maintenu au-delà du Moyen-âge parce que la présence des protestants, proches, stimulait les catholiques, par réaction? En effet, les protestants combattaient la vénération pour les saints et les pratiques où ils voyaient des relents de fétichisme et de paganisme, préférant exalter les aspects les plus rationnels et abstraits du divin.

Toujours est-il que les habitants de Wy enaient absolument à ce que la cérémonie se déroule selon leur rite traditionnel: le matin du premier dimanche suivant le 23 octobre (jusqu’à une date récente), messe à l’église de Wy, puis procession avec la statuette jusqu’à la fontaine, où le curé trempe et bénit le saint, puis repas en commun. Ils ont une relation d’appartenance réciproque très forte avec leur saint patron, et il serait regrettable que le fil ténu de la tradition se rompe, alors même que la municipalité a voté des crédits importants pour installer un chauffage par le sol de l’église: cette église, modeste, mais belle, ne demande qu’à revivre. Les touristes sont attirés à Wy par le Musée de l’Outil, la « Forge médiévale ». Ils devraient pouvoir admirer les trésors de l’église par la même occasion, et reprendre pied dans l’univers chrétien, grâce à la présence dans la géographie même du village, de saint Romain.

LA SOURCE DE SAINT-ROMAIN

Il s’agit de l’une des sources de l’Aubette. Efontaine Saint Romain, pélerinage 2024lle prend naissance près de l’emplacement où se trouvait le château où naquit le saint. Des ruines de cette demeure existaient encore en 1858 puisque que l’on en retrouve mention dans des courriers de l’abbé Bonhomme, curé de Wy, ainsi que sur des cartes anciennes du Vexin.

– L’ancienne statue de saint Romain, qui signalait la source, fut remplacée en 1858. Récupérée par le curé de Guiry, elle est visible dans l’église de Guiry. Elle est placée dans la chapelle de droite, et bien qu’étant très abîmée on y reconnait une œuvre du XV° siècle.

– La statue sur la butte au-dessus de la fontaine Saint-Romain est l’œuvre de l’abbé Dheilly, curé de Genainville entre 1854 et 1862. Les archives diocésaines conservent la lettre de l’abbé Bonhomme à l’évêque de Versailles demandant l’autorisation de bénir la nouvelle statue, en 1858.

 

LA CONFRÉRIE DE SAINT ROMAIN

– A Wy-dit-Joli-Village, la confrérie de la Charité de saint Romain fut créée le 26 juillet 1790. On peut s’étonner de cette date tardive, la plupart des confréries étant beaucoup plus anciennes; celle-ci en remplaçait deux autres qui avaient disparu, l’une sous la protection de sainte Anne, l’autre de la Vierge, et le village souffrait de ce manque. Jacques Sirat a transmis l’acte de création de cette confrérie. Il  de pallier à l’éloignement du village, et à l’absence de confrérie de la charité pour s’occuper des services funéraires et du port du Saint-Sacrement aux malades. Voici, textuellement, les devoirs des douze confrères :

« un des associés, lorsqu’il y a y aura un mort, sera chargé d’avertir les autres, de l’heure de         l’inhumation, avec une sonnette, dans les endroits de la paroisse qui seront désignés, et de le faire savoir par lui-même ou par une personne sûre dans les hameaux, parce que le chemin des hameaux étant souvent impraticables, les héritiers des morts des dits hameaux feront voiturer les corps jusqu’à la paroisse ou paieront une somme convenable qui ne pourra être au-dessus de six livres pour les frais de transport… le tout à la plus grande gloire de Dieu, à l’augmentation de la piété et principalement de la charité dont le soin des mourants et des morts est l’un des principaux effets. »

A la Fête-Dieu, en novembre, les douze confrères marchaient en tête de la procession; ils portaient un costume noir, avec un rabat dans le dos, portant les initiales SR brodées, un bonnet carré, et il y avait deux sonneurs de sonnettes.

L’une de leurs fonctions consistait à animer la procession qui partait après la messe vers la source avec une statue du saint placée sur un brancard porté par deux confrères entourés des dix autres portant des cierges. Statuette de saint Romain en boisElle était plongée dans l’eau par le prêtre, qui ensuite bénissait l’eau de la fontaine. [Au XXI° siècle, ce rite est toujours scrupuleusement observé.] Les confrères devaient en outre participer à toutes les processions et garantir ordre et bonne tenue des habitants; il devaient pourvoir l’église en cierges. On précise qu’ils « ne pouvaient se réunir en société au cabaret tant dans que hors leur paroisse », ce qui nous indique que ces relâchements regrettables n’étaient pas rares.

QUELQUES DATES DANS L’HISTOIRE DE WY

A l’époque néolithique, Wy était en bordure de la forêt d’Arthies, qui devint plus tard grand domaine de chasse royale, dont le village central était précisément Arthies. Wy appartient donc au même ensemble que Guiry, Maudétour, Genainville. L’allée couverte, nécropole paiïenne, qui se trouve au coeur du bois de Morval, témoigne de l’implantation humaine, et de l’activité religieuse, depuis la nuit des temps.

 Le nom « Wy » vient simplement de « Vicus », en latin, et signifie petit village, par opposition aux « Villas » qui donnent les Villiers, Villers, Ville… , et les habitants de Wy sont les Vicusiens. On trouve aussi les orthographes « Vic », Vuic et Vui ». Ce nom romain est un signe de l’importance   du village à l’époque des Romains, confirmée par la découverte des thermes au sous-sol de l’actuel Musée de l’Outil.

Le Vexin fut rattaché au domaine royal (échappant définitivement aux Normands) en 1195, par Philippe Auguste. Wy dépendait pour les usages de la coutume de Beauvais, du Parlement de Paris pour les lois, de Rouen pour le culte et de Magny pour la justice.

Wy était au Moyen-Age rattaché à Meulan du point de vue administratif, et à Rouen du point de vue ecclésiastique. C’était un village bien peuplé, avec un puits et deux châteaux. Sur le sanctuaire préexistant, la première église de Wy dont on ait gardé trace fut fondée vers l’an 800 par le Chapitre de Rouen, puis érigée en paroisse en 1025. Le Moyen-Age semble marqué au XIII° siècle par les visites fréquentes d’Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, qui y logea à cinq reprises. Il fit don d’ornements sacerdotaux.

Au temps de Henri IV, il y avait à Wy 1200 habitants. A cette époque, Wy fut un bastion protestant, , parce que le seigneur d’Hazeville se convertit au protestantisme. On attribue à tort le nom du hameau d’Enfer, où se trouvait le cimetière protestant,  à la réaction catholique qui suivit, mais ce nom est attesté bien avant. Une autre légende dit que Calvin en personne aurait rendu visite au seigneur d’Hazeville, mais les historiens démentent, les déplacements de Calvin sont connus en détail, et il ne traversa jamais la région. La légende témoigne cependant de l’implantation du protestantisme, avoué par une partie de la noblesse, à partir de 1560. Ainsi en attestent les noms de baptême bibliques, tels Samuel et David, les seigneurs de Gadancourt, tués à la bataile d’Ivry, en 1592, dont Henri IV fut le vainqueur.

Puis les seigneurs d’Hazeville qui suivirent revinrent au catholicisme. En effet, en 1752, l’abbé Morel, curé de Wy, appuya auprès de l’évêque de Rouen la requête du seigneur, qui avait fait bâtir une chapelle dans son château, parce qu’il ne pouvait pas se déplacer avec toute sa maisonnée pour aller à la seule messe du dimanche à Wy, étant donné le mauvais état du chemin, et parce qu’il ne voulait pas laisser le château à la merci des brigands. Ainsi donc la chapelle fut bénie, et le curé de Wy se déplaça toutes les semaines pour y dire la messe. Le culte protestant se maintint encore un temps, comme dans d’autres villages de la région, comme l’atteste une plaque au cimetière protestant d’Enfer, signalant ces dates extrêmes: 1562-1823.

Sous Louis XIV, en 1650, il y avait des faux-sauniers à Enfer (à quelques km de Wy!) comme à Haute-Souris, non loin de Villarceaux. S’ils étaient pris, ils étaient envoyés au galères. Mais c’est que le sel était rare et cher, les seuls greniers proches étaient ceux de La Roche-Guyon, Pontoise et Gisors. Chaque foyer avait droit à une ration pour le pot et la salière, et plus, pour le saloir, s’il y avait un cochon.

En 1682, il y avait 332 communiants, ce qui indique une baisse considérable par rapport à la population un siècle plus tôt.

A l’époque de la révolution, de l’an VI (1798) à l’an VIII (1802), le maire de Wy était Henri de Guiry; ce nom nous indique que la Révolution n’avait donc pas chassé le seigneur voisin. Juste à l’entrée de l’église de Guiry, se trouve une tombe dont l’inscription porte la date selon le calendrier révolutionnaire: c’est un autre signe de concorde relative.

En 1792-93, la disette se répandit, et il y eut des réquisitions de vivres.

Pendant les guerres napoléoniennes, en 1814, Wy dut fournir à l’armée 3 couchettes, 3 paillasses, 1 matelas, 7 couvertures, 3 traversins, 9 draps, 9 chemises, 9 coiffes de nuit, 3 bonnets de nuit, un essuie main, un tablier, et 370 bottes de foin pour Mantes.

Puis, les Russes des troupes alliées contre Napoléon vaincu cantonnèrent dans le village; il fallut leur fournir 2539 bottes de foin et 1154 boisseaux d’avoine. sans compter ce qu’il fallut livrer aux Anglais, à Mantes.

En 1830, la Garde Nationale s’implanta à Wy, et le curé fit entonner un Te Deum de la paix, pour célébrer la fin des troubles à Paris. En 1856, une autre cérémonie solennelle fut organisée pour célébrer la naissance du fils de Napoléon III.

Le village souffrit de chaque guerre suivante; pendant la guerre de 1870, les Prussiens (qui occupèrent toute la région) réquisitionnèrent 176 hommes et 173 chevaux.

Il n’y avait jusqu’en 1870 pas de mairie, les archives étaient conservées chez le maire puis dans la salle classe de l’école, inaugurée en 1870.

En 1895 on comptait à Wy 50 maisons, et avec les hameaux voisins d’Enfer, Hazeville et du Moulin, on atteignait 90 maisons, Le gibier était maigre: lapins, lièvres, cailles et perdrix. L’industrie était nulle. Le moulin à farine avait cessé son activité en 1899, l’entrée de la carrière était bouchée. Les dernières pierres qu’on avait tiré avaient servi à bâtir l’école, en 1870. C’est le résultat d’une dépopulation constante, qui s’est accentuée au XXème siècle, avec le regroupement des exploitations agricoles et la disparition tant de la paysannerie que de l’activité commerciale et artisanale locale. Le chemin de fer, longtemps souhaité pour redonner vie au village, passa à Wy quelques années, et Wy avait sa une gare sur le trajet Meulan – Magny. Mais il disparut avec la guerre de 1940-45.

LE CONSEIL DE FABRIQUE

Il s’agit du Conseil qui gère l’église, et dont on conserve les registres de comptes annuels. En les feuilletant au hasard, voici ce qu’on trouve par exemple en 1872: les revenus des bien fonds et des rentes s’élèvent à 98 Frances; les droits perçus pour les inhumations rapportent 21 F. Les mariages n’ont rien rapporté cette année-là, mais les quêtes se sont élevées à 53,35 F. Il y eut un litige au sujet de la location des bancs, qui rapportait 19, 35 F. En effet:

« la majeure partie du conseil municipal s’y oppose, disant qu’il faut que les places soient toutes libres; nous, membres du conseil de fabrique, notre devoir est d’en faire part à Mgr l’Evêque afin que sa grandeur en donne droit que ce soit. Pour nous la question devient délicate car plusieurs fidèles tiennent à garder leurs places et à les payer. »

Roland Vasseur et Françoise Waro expliquent que « les bancs alignés dans la nef, et pour la plupart refaits, furent pour les marguilliers de la fabrique un souci constant. Le paroissien qui souhaitait bénéficier sa vie durant d’un banc le faisait fabriquer à ses frais. A sa mort, le  banc était soit racheté par ses héritiers contre une somme fixe, soit « crié par les marguilliers et adjugé au plus offrant. A la fin du XVIII° siècle, la population s’étant accrue, la fabrique en fit exécuter à ses frais de plus grands. L’un d’eux était réservé à la confrérie de Saint-Romain ».

Pour ce qui est des dépenses de 1872, le conseil municipal s’est engagé à payer à la fabrique pendant 9 années la somme de 100 F. sur une somme de 900 F. avancée pour payer la grosse cloche dont le deuxième versement a eu lieu le 1er janvier 1871. Le procès-verbal est signé par 6 personnes, dont le curé M. Bonhomme.

À partir de 1877, année de la mort du curé Bertaux, la paroisse fut desservie par le curé de Guiry, le presbytère resta vide.

Selon la monographie rédigée par l’instituteur M. Lamy en 1900, le budget de la fabrique était peu élevé: 309 F. Elle possédait des terres (33 arpents, 70 perches, en location) et des rentes sur des fondations.

 L’ORIGINE DU SURNOM « WY-DIT-JOLI-VILLAGE »

Selon la légende, c’est Henri IV, en traversant ses ruines fumantes, qui l’aurait implanté: il s’y était arrêté, lors de sa campagne contre le duc de Mayenne, entre 1589 et 1594, peu de temps avant que celui-ci se rendît en 1595, après avoir prétendu à la couronne de France en 1593. C’était donc fort ironique, pour ne pas dire sinistre, mais « Joli Village » devint l’appellation courante; les habitants sans doute flattés par le passage du roi relevèrent le défi, reconstruisirent leur village. Et ils veillent depuis à ce qu’il mérite toujours son beau surnom.

L’ÉGLISE Notre-Dame, dite de SAINT-ROMAIN

L’église actuelle, édifiée sur un sanctuaire probablement pré-existant au christianisme,  comme en témoigne la présence d’une nécropole, sous le bâtiment, qui continua d’abriter les tombes des personnages les plus éminents pendant le Moyen-âge, a été placée sous la protection de la Vierge; c’est donc à tort qu’on l’appelle église Saint-Romain. L’édifice actuel en forme de croix latine a été très remanié, mais il conserve dans son mur nord et sur une partie de la façade des éléments du XI° siècle.

La nef remonte à l’époque romane.

Le chevet plat, admirable, était courant à la fin du XII°s. Le plan carré facilitait l’établissement de la voûte d’ogives et nécessitait un moindre cubage de maçonnerie. Une abside romane en hémicycle ou polygonale l’a probablement précédé. Le remplage de la baie axiale, à trois formes et à réseau supérieur losangé, a été imité de celui du transept sud de Magny-en-Vexin.

La base du clocher et le chœur sont du XII° siècle, et la chapelle nord du XIII° siècle. Celle-ci présente des arêtes de poisson (comme on en trouve à Chérence, sur le mur nord de l’église), les vestiges d’une petite fenêtre en plein-cintre haute et droite (bouchée) et un contrefort plat.

La façade conserve également une fenêtre romane bouchée, et une partie du blocage roman dans lequel on distingue quelques pierres disposées en chevrons.

Au XIII°s, la nef fut voûtée, et un croisillon fut ajouté au sud. Détruit en grande partie lors de l’écroulement du clocher, presque totalement reconstruit lors de l’édification du nouveau clocher en 1695, il garde encore des chapiteaux à crochets sur son mur occidental.

Le chœur , très remanié au XVI° siècle, fut agrémenté d’une architrave ornée de rinceaux, de palmes  et de têtes d’anges. Le chœur, de deux travées, est à chevet plat, voûté d’ogives dont les nervures sont composées de deux tores séparés par un filet, et reposent sur des chapiteaux remarquables, décorés d’entrelacs, de palmettes et de volutes. Le profil de leurs tailloirs, composé d’un tore, d’un cavet dégagé, et d’un méplat, permet de les dater du troisième quart du XII°s. Les supports ont été détruits pour poser un lambris.

La marche de l’autel est une pierre tombale de facture très populaire. L’inscription révèle qu’il s’agit de celle d’un sieur de Calvi qui trépassa le 18 octobre 1626 après avoir laissé à l’église 50 écus pour « donner une brioche ».

Les fenêtres latérales ont été agrandies et diminuées de hauteur au XVI°s; le remplage de ces fenêtres est à deux formes et un oculus.

Les fenêtres en tiers-point du croisillon nord construit au XVI°s sont de style flamboyant tardif, époque de restauration et embellissement du chœur (on trouve le même archaïsme volontaire dans l’église de La Roche-Guyon). Elles ont un remplage à trois formes en accolade avec redents, deux soufflets et mouchettes.

Le croisillon nord abrite une chapelle comportant deux travées, l’une doublant la première travée du chœur, l’autre doublant la croisée. Les voûtes sont formées de nervures prismatiques, tantôt pénétrantes, tantôt reposant sur des culots. Le pignon est décoré à l’extérieur de crochets et son sommet d’un fleuron. L’essentiel du mur date de l’extrême fin du XI° siècle. En sont révélateurs le remploi d’un appareil romain et une petite fenêtre romane à linteaux échancré et appareil simulé en mortier rose (dont on voit les vestiges à gauche de la première fenêtre). Dans l’angle, une tour contemporaine permettait l’accès au clocher primitif.

En 1686, le 2 juillet, la veille de la Saint-Thomas, le clocher  s’effondra, probablement à la suite de mouvements du terrain très humide. En tombant il détruisit le chœur, une partie de la nef et trois chapelles, celle du Saint Rosaire, de Saint Pierre et de Saint Fiacre. Ce clocher se trouvait au-dessus de la travée centrale, et il était surmonté d’une flèche de pierre.

Le nouveau clocher

Le reste de l’édifice et le mur sud de la nef sont de 1695, reconstruits à la suite de l’écroulement du clocher.Le clocher a été reconstruit sur l’angle sud-est de l’ancien croisillon sud, ce qui nécessita sa subdivision. La situation du clocher sur la chapelle latérale du bras sud du transept n’est pas fréquente dans le Vexin. C’est une courte tour de plan carré dont seul le beffroi émerge de la toiture. Ce beffroi est percé de fenêtres doubles en plein cintre de facture tout à fait simple. Il est coiffé d’une bâtière dont les angles sont ornés de pots à feu. Des contreforts à deux talus amortis par des frontons curvilignes le renforcent. Sous l’étoile à huit branches que l’on retrouve sur l’autre pignon, la date de 1695 indique la fin de sa construction.

L’inauguration fut présidée par le chanoine Théroulde, chanoine prébendé de la cathédrale de Rouen. Sébastien le Noir, bienfaiteur de l’église, fut nommé récepteur de la première pierre. Une inscription dans la chapelle Saint Romain précise le montant des donations et la date du contrat (1er mai 1695) .

La nef est frappante par son décentrement par rapport au chœur, et l’importance des retombées.

Les chapiteaux à crochets permettent de comprendre le passage du végétal à la tête humaine: on le voit particulièrement bien sur les premiers à gauche, qui semblent des ébauches (dans la chapelle nord, trois culots sont sculptés de petits personnages mi enfants mi anges ou diablotins). Les supports ont été ébrasés ou tronqués.

Le mur sud a été refait au XIX°, après la démolition d’un bas-côté dont on ne connaît pas la date de construction. Toutes les fenêtres de la nef ont été agrandies et refaites sans caractère à cette époque. La sacristie du XIX° siècle a occulté totalement une ancienne fenêtre et une partie de l’autre.

Le portail existait déjà au XVIII° siècle.

L’église a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté ministériel de 1925.

LES TRÉSORS DE L’ÉGLISE DE WY

Seules la chaire (disparue) et les statues de pierre sont antérieures à 1820, dit l’instituteur en 1900.

L’inventaire de 1905 mentionne 3 vitraux au fond du chœur, et plusieurs objets donnés par Mm. Valentin Bossu puis Arthur Bossu, tels que: 6 chandeliers, 4 pots de fleurs, 1 Exposition du Saint-Sacrement, 1 croix, 2 candélabres à 7 branches, 2 fleurs de lis, le tout en cuivre doré, puis 4 chandeliers argentés, 4 nappes d’autel en tulle brodé, 2 tableaux, sur les côtés du Maître autel (les susdits se réservent la propriété de ces objets, ne voulant pas qu’ils reviennent à l’État).

– Dans le chevet, à gauche de l’autel, trône une grande Vierge à l’Enfant majestueuse, du XVI° siècle, dont le visage est très endommagé, malheureusement. Elle tend de la main gauche à l’Enfant une grappe de raisin qui rappelle le symbolisme eucharistique du vin. Elle a été classée en 1905. De l’autre côté de l’autel, un saint évêque, peut-être un Saint Romain, de la fin du XV° ou du XVI° siècle, mais qui n’est pas classé. Ses bras ont été refaits au XVIII°.

– Au mur nord de la nef, 2 copies de tableaux du XVII° s. : Prédication de saint Jean Baptiste (école hollandaise), et Salomé présentant la tête de saint Jean Baptiste (école française). Les originaux sont conservés à la mairie.

– Dans la chapelle sud, dite chapelle de Saint Romain, un grand tableau de l’Annonciation, copie d’un original de Louis de Boulogne (une autre version très semblable du même tableau se trouve à Genainville), par l’abbé Dheilly, curé de Genainville, et un Saint Romain de pierre. L’autel est soutenu par de jolies colonnes, et l’on voit des traces de fresques colorées.

– Dans le chœur, se faisant face, deux statues de plâtre, un Saint Joseph polychrome, XIX° s, et un Saint Michel terrassant le dragon, aux ailes cassées.

– Dans la nef, côté sud, une Vierge à l’enfant resplendissante, du XIX° s.

– Dans la chapelle Sainte Anne: une Sainte Barbe de la fin du XVI° ou du XVII° s., très abîmée, mais très gracieuse,  et un groupe du XVI° s., qui occupe le centre d’un retable : il représente sainte Anne Sainte Anne, Wyapprenant à lire à la Vierge enfant.

 

 

 

 

A droite, un saint non identifié faute d’attributs, repose sur le socle d’une statue de saint Sébastien disparue (comme l’atteste l’écriteau).

– A l’entrée du chœur se trouve une poutre de gloire du XV° portant un Christ de bois polychrome, de facture populaire.

– Au pied de l’autel on remarque la pierre tombale de Charles de Hazeville, décédé en 1633 à l’âge de dix-huit ans.

– Aux murs, un chemin de croix en plâtre incomplet (stations 1 10 11 12 13 14)

– Une petite Sainte Thérèse, en plâtre, du côté sud de la nef.

– Du côté sud de la nef, une Vierge à l’enfant (les deux ont les bras cassés), XVII° s., très romaine, avec un beau drapé.

– Un bâton de procession surmonté d’un Christ en croix, adossé à un pilier à droite

– 4 beaux lustres

LES CLOCHES

Lorsque le clocher s’effondra, le 2 juillet 1686, sur les 4 cloches, deux furent brisées, la plus grosse et une petite. Pour les réparer, deux fondeurs lorrains, Pierre Brocard et Jean de la Paix, furent appelés, et ils les refondirent dans le clos de Saint-Romain. Une nouvelle cloche fut bénie par messire Robert Bottey, curé, et Messire Pierre Elencourt, grand vicaire et official de Mgr. l’archevêque. Mais il avait fallu attendre 1692, le 10 août. Elle pesait 1400 livres et fut baptisée sainte Romaine. Elle portait l’inscription suivante, rédigée par l’abbé Bottey :

« Au nom du Seigneur Souverain / de Marie et de saint Romain, / pour qui m’a bien réédifiée / et de Vuy bâti le clocher.

De grosse devenue petite, / mon curé Bottey m’a bénite. / Nicolas Carré, David Théroulde, / deux seuls seigneurs de Vuy sans doute, / prêtres de Rouen, nobles chanoines / m’ont donné le nom de Romaine.

Pierre Brocard, Jean de la Paix, / furent mes fondeurs très exprès. /En charge était le marguillier / Jean de Guiry, cabaretier. »

( Extrait de « Les cloches de Vi », par Léon Plancouard, repris par Eugène Grave dans sa Notice Historique de 1918.)

Une quatrième cloche fut prête en 1698.

En 1758, les registres de la paroisse font état de la bénédiction après refonte de deux cloches baptisées Madeleine et Hélène.

En 1769, le 16 avril, on concluait le marché pour la refonte de trois cloches. Le 4 juin, elles furent pesées et baptisées, avec les noms de Marie-Elisabeth, Marie-Marguerite, Marie-Catherine. A l’usage, ces cloches sont trouvées défectueuses et discordantes, et les marguilliers en demandent la refonte au fondeur, qui s’exécute le 15 octobre.

En 1780, la troisième, cassée pendant l’hiver, fut refondue.

Pendant la période révolutionnaire, il est fort probable que les cloches furent descendues et fondues pour faire des canons, en vertu de la loi du 10 septembre 1793.

Puis à nouveau, en 1817 on reparle des cloches parce que le Conseil Municipal décide de faire les réparations les plus importantes à l’église. 3 cloches sont bénies le 7 septembre 1817.

Les nouvelles cloches furent baptisées Charlotte Marie, Marie Louise et Louise Mélanie. Les deux premières sont toujours là. Marie-Louise porte l’inscription suivante: « L’an 1817, j’ai été bénite par M. Bertaux curé de Cléry,  et nommée Marie-Louise par Pierre-Louis Fontaine et Mademoiselle Fontaine, fils et fille de François-Elisabeth Fontaine, plombier à Versailles. Fondue par les soins de Barthélémy Danger (ou d’Auger, ou Dauger), maire de Wy, dit Joli-Village. » Le curé Louis-Charles Bertaux avait été le premier maire de Wy, en 1791, dont il était aussi le curé.

La troisième a été refondue et baptisée en 1869, elle s’appelle Émilie-Augustine et c’est la plus grosse; elle a été bénite par l’abbé Bonhomme, curé de Wy, comme en fait foi l’inscription qui y est gravée.

Mais le clocher est sujet à s’enfoncer, ce pourquoi il a été restauré récemment, et ne supporterait plus leurs vibrations. C’est une sonnerie électrique, désormais, qui anime le village. (renseignements: Mme Danger, adjointe au maire).

LE CALVAIRE

Sur la place de l’église, à gauche de la porte d’entrée se dresse un beau calvaire de la fin du XV°siècle, très restauré. D’un côté, il présente sous un dais, une Vierge à l’enfant, de l’autre les restes d’un Christ en croix. Il se trouvait à l’origine dans l’ancien cimetière, qui entourait l’église. Il a été classé parmi les monuments historiques le 13 janvier 1947.

LE CIMETIÈRE

Le nouveau cimetière a été construit à la sortie du village en direction de Banthelu en 1900. Du nom de l’ancien propriétaire du champ, les habitants de Wy l’appelaient familièrement les « 40 perches à Cardot ». Les tombes furent relevées et les restes transférés dans l’e nouveau cimetière.

 Bibliographie:

Annales archéologiques du Nord-Ouest de la France, Centre culturel d’Enghein les Bains, 1986.

Association pour l’église de Saint-Cyr, La Roche-Guyon et le pays d’Arthies, une histoire spirituelle, éd. Alfabarre, 2011.

Floquet, Histoire du privilège de saint Romain, Rouen, 1833 (BN 8L i 31199).

Fulbert, archidiacre de Rouen au XII° s.

Girard, doyen de Saint-Médard de Soissons, X° s.

Eugène Grave: « Wy-dit-JoliVillage, notice historique », in Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d’Oise et du Vexin, t. XXXV, 1918 (document numérisé par la Bibliothèque Nationale de France).

Jean Hémot: « La légende saint Romain »

Jean Lamy, Rapport pour l’inspection académique, 1900 (document numérisé par les ARchives Départementales du Val d’Oise).

Marcel Lemaître: » Du rôle de la fabrique dans la vie paroissiale de Wy-dit-Joli-Village au XVIII° siècle », in Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d’Oise et du Vexin, t. LXII, 1972.

Marcel Lemaître: Les statues de l’église Notre-Dame de Wy, Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d’Oise et du Vexin , tome LXIV, 1972.

Léon Plancouard: Epigraphie historique, héraldique et campanaire de l’arrondissement de Mantes, s. e., Arthies, 1919, p. 262-291.

Léon Plancouard, « Les cloches de Vi-dit-Joli-Village », in Bulletin Archéologique, Paris, 1897, en tiré à part de 8 pages.

Pr-inventaire du Val-d’Oise, dossier de Wy dit-Joli–Village

Nicolas Rigault, Vita Santi Romani Lutetiae, 1609 (BN 8°Ln27 17807)

Jacues Sirat: « Wy dit-Joli-Village », in Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d’Oise et du Vexin, tome LXVIII, 1979. (tiré à part; 14 p.

  1. Tougard, Vie de saint Romain (in 4°, 1899)

Roland Vasseur – Françoise Waro, Eglises du Vexin, Wy-dit-Joli-Village, Guide à l’usage du visiteur, Mairie de Wy-dit-Joli-Village, 1987, 16 p.

Wy dit Joli Village et le hameau d’Enfer, s.a., s.d., s. e., 12 p.

A signaler: 3 photos du pèlerinage début XX° s. dans Fêtes d’autrefois dans le Vexin et le pays de Theille, p. 112-113, coll Bossu.

Documents conservés aux Archives départementales, Cergy.

Documents conservés aux Archives diocésaines, Pontoise.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Romain_de_Wy-dit-Joli-Village  (Excellentes et nombreuses photos)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_de_Rouen

http://www.vexinenmarche.com/TempsForts/2011-2012/romain/index.htm

http://www.rouen.catholique.fr/spip.php?article297

[1] On ne trouve aucun document sur saint Romain avant le IX° siècle. Et le célèbre privilège n’est attesté que depuis 1394, selon Roland Vasseur et Françoise Waro.

[2] Les châsses et reliquaires de la cathédrale de Rouen ont été exposées au Musée de la Seine Maritime du 26 mai au 31 décembre 1993. Le reliquaire de saint Romain est somptueux, quoique de petites dimensions (38 cm); il est en ivoire, argent doré, cristal de roche, et cuivre doré. Décoré de deux anges du 3ème quart du XIII° siècle, et de 17 statuettes de saints (21 cm) datant de 1668 (il en reste 8).

[3] Il existe quatre Vies de Saint Romain : l’une a été écrite en vers latin au viiie siècle. Une Vie en prose a été adressée à l’archevêque de Rouen par le doyen de Saint-Médard de Soissons. Elles sont conservées à la Bibliothèque municipale de Rouen, tandis qu’une autre Vie est propriété de la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

[4] On trouve d’autres histoires de dragons matés par des saints dans d’autres villes:  le Graoulli à Metz, la Chair salée à Troyes, le Kraulla à Reims, le Dragon de Saint-Marcel à Paris, la Tarasque à Tarascon.

 

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