César Franck (1822-1890), organiste et compositeur, habita le moulin de Vétheuil, aux abords de l’ancien château (à l’emplacement, en bordure de Seine, dit du Talus).

César Franck composa beaucoup de musique sacrée, et attirait la sympathie par la sincérité qui se dégageait de sa personne. En 1853, après un passage à l’église Notre-Dame-de-Lorette, il devient organiste à l’église parisienne Saint-Jean-Saint-François du Marais. Puis César Franck devient l’organiste de la nouvelle église Sainte-Clotilde, où il inaugure en décembre 1859 un des plus beaux instruments du facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll. Il en restera le titulaire jusqu’à sa mort.

Ses œuvres liturgiques les plus jouées sont :

 

Les anges musiciens au tympan de l’église de Vétheuil ont-ils inspiré César Franck, comme ils nous inspirent?

Saint Augustin disait: « chanter c’est prier deux fois ».C’est encore plus vrai pour la musique sacrée « parce que c’est un résumé en musique de toute la foi du chrétien, de la naissance aux fins dernières », écrit François Polgár, chef de chœur prestigieux , qui ajoute « Toute la prédication du Christ y est exprimée par des notes dans un langage simple, extrêmement varié, accessible à tous ! ». C’est valable pour l’œuvre liturgique de César Franck, car « la musique est « prière, et non l’expression d’une prière, elle est une preuve de l’existence de Dieu. » (https://fr.aleteia.org/2025/06/09/francois-polgar-une-vie-consacree-a-leducation-par-la-musique-sacree/)

Selon son élève Louis Vierne, la clé de la musique de Franck réside dans sa personnalité. « Il se souciait constamment de la dignité de son art, de la noblesse de sa mission et de la sincérité fervente de son sermon en musique. »

Voir aussi :
Extrait de l’article : « Le moulin de César Franck à Vétheuil » :
Vétheuil, ce village au bord de la Seine entre Vernon et Mantes-la-Jolie, a abrité un grand nombre de personnes célèbres, même si la gloire de Monet, le plus fameux de ses résidents, fait un peu d’ombre aux autres.
C’est une Vétheuillaise qui m’avait passé l’info : au bout de la rue des fraîches femmes, un moulin avait appartenu à César Franck.
Un moulin ! Je me suis bêtement imaginé que c’était un moulin sur la Seine, et je l’ai cherché au bord du fleuve, avant de revenir sur mes pas et de le découvrir un peu plus haut, sa roue mue par un ruisselet qui dévale la colline.
De mémoire de Vétheuillais, donc, César Franck a résidé dans cette propriété. Il n’est pas fait mention d’un quelconque séjour du célèbre organiste et compositeur du 19ème siècle à Vétheuil dans les biographies que l’on peut trouver sur internet, le fait a dû sembler trop insignifiant. Ce qu’il n’est pas pour les habitants de Vétheuil, cela va de soi.
J’aime à penser que cette retraite s’est révélée aussi féconde pour César que pour Claude, que l’inspiration lui est venue à contempler le flot qui coule, à écouter chanter les oiseaux du ciel.
La propriété a dû être belle, elle conserve des traces de parc à l’ancienne, buis, grands arbres, et ce portail un peu solennel pour un village campagnard, pour un simple moulin. Désertée par son célèbre propriétaire, un peu laissée à l’abandon par ceux d’aujourd’hui elle a un je ne sais quoi qui flotte de mystérieux et de recueilli, tout au bout de ce chemin creux nommé rue des fraîches femmes » (1)
(1) La rue des fraîches femmes descend en pente vers la Seine. Ce nom fait allusion aux femmes qui allaient laver leur linge dans le fleuve, et / ou s’y baigner, ou bien encore vendre du poisson fraîchement pêché là. Mais bien sûr, il y a un peu de grivoiserie en plus : comme toutes les rues « Marie-Madeleine » généralement rebaptisées à la laïque au XXème siècle, ce sont des rues où accourent les « fraîches femmes » à la rencontre des marins, des voyageurs, des clients éventuels, près des gares, des relais de poste, des embarcadères… Et Vétheuil était un port fluvial important, pour l’acheminement de la pierre blonde des carrières de Chérence, en direction de Paris, entre autres; Vétheuil avait aussi un bac, remis en service du vendredi au dimanche à la belle saison, qui permettait aux habitants de l’autre rive (Lavacourt) de venir le vendredi au marché, au docteur, à la pharmacie, etc…
Et la Rue des fraîches femmes prolongée existe aussi à Vétheuil…

 

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