Saint SATURNIN D’ABITÈNE

Sous le règne de Dioclétien, les chrétiens de Tunisie sont pourchassés, leurs livres liturgiques brûlés. Un édit de l’an 303 leur interdit « sous peine de mort » de posséder les Ecritures, de créer des lieux de culte et de se réunir le dimanche, dont l’appellation « Jour du seigneur » est une injure envers l’empereur. Les églises suspendent alors les assemblées des fidèles de crainte qu’ils soient persécutés.

Néanmoins, dans la ville d’Abitène portant de nos jours le nom de Chaoud, une communauté se reforme autour d’un prêtre prénommé Saturnin. saints martyrsLe dimanche 11 février 304, ses 49 membres (31 hommes & 18 femmes) sont arrêtés dans la maison de l’un d’entre eux – Octave Félix –  alors qu’ils célèbrent le mystère de l’Eucharistie. Sur le forum, où ils sont amenés, les Saintes Ecritures livrées par l’évêque Fundanus sont jetées dans un bûcher, quand soudain une terrible averse d’eau et de grêle éteint le feu.

Conduits ensuite sous haute garde, les pieds enchaînés, en direction de Carthage pour comparaître devant le proconsul Caius Annius Anulinus, ils chantent avec une foi décuplée des psaumes tout au long du parcours, persuadés que Dieu s’est manifesté au forum et qu’il est à leurs côtés.

Le 12 février, ils sont interrogés les uns après les autres par Anulinus. Les deux premiers, Dative et Thélique, confirment être chrétiens et participer aux réunions pour célébrer l’Eucharistie. Pour les obliger à abjurer et aussi faire peur aux autres membres, ils sont soumis aux tortures de l’écartèlement sur un chevalet et à la lacération de leurs chairs par des griffes de fer. C’est sous la torture que Thélique révèle le nom du prêtre de la communauté, à savoir Saturnin, qui après avoir été torturé est jeté en prison. Puis vient le tour d’Eméritus auquel Anulinus demande : « Pourquoi transgressez-vous l’ordre de l’empereur ? ». Emeritus répond : « Sine dominico non possumus » ; ce qui signifie, sans la cérémonie du dimanche on ne peut pas vivre.

Les membres de la communauté ayant survécu aux tortures, sont abandonnés en prison où ils meurent de faim, de soif, de froid ou de l’infection de leurs plaies.

En mai 2005, Benoit XVI a rendu officiellement hommage aux 49 martyrs d’Abitène.

Les martyrs d’Abitène sont fêtés le 12 février, l’église de Buhy est consacrée à saint Saturnin.

Christine Johan (article paru dans L’Echo des Vallées n° 120, janvier-mars 2018).

A propos de l’église Saint-Saturnin de Buhy :

Après la démolition de l’ancienne église du XIIe siècle remaniée au XVe siècle, elle a été reconstruite en 1879 sans style particulier, avec un massif clocher carré à toit en bâtière et des toitures couvertes d’ardoise. La cloche porte le prénom de sa donatrice, Joséphine. À l’intérieur, quelques statues polychromes sont à signaler, ainsi qu’un tableau présentant la Vierge au chapelet (copie de Murillo réalisé par Palmyre Hurtel en 1858). Les fonts baptismaux en pierre calcaire massive sont le dernier vestiges de l’ancienne église. Datés du d’autour de l’an 1200, ils sont décorés de feuilles de vigne, grappes de raisin, fleurettes, feuilles de chêne (inscription au titre des objets en [24]). Les vitraux du chœur en triptyque ont été réalisés en 1945 grâce à un don[25],[26]. (Wikipedia)

Chaque année, un dimanche de début novembre, Buhy fête la Saint Hubert. En 2005, cette fête a eu lieu le 6 novembre et au cours de la messe, à laquelle participaient les sonneurs, les nouveaux vitraux de l’église ont été bénis. Depuis quelques années, le jour de l’Ascension, une procession à la Vierge est organisée de la place du Buchet (hameau de Buhy) jusqu’à la colline du bois d’Arnet. Une messe est ensuite célébrée (en plein air ou dans l’église). (https://www.paroissevexinouest.fr/buhy/)

 

 

 

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