Saint Joseph n’est pas très représenté, jusqu’à une date récente. Les artistes retenaient de lui surtout son rêve, car un ange lui annonça
ce qui allait lui arriver avec Marie, une histoire qui devait le dépasser complètement. Ce songe fantastique est plus grand que lui … et on retient surtout de saint Joseph qu’il est la modestie incarnée (ci-contre, le songe de Joseph, par Nathalie Lockhart).
Voici un petit dossier sur les lieux où il est adoré, l’histoire de sa vénération croissante au fil des siècles, ses apparitions, et quelques méditations sur les enseignements de sa biographie, et son style dans la sainteté.
Sans attendre, notre petite touche perso, pour ouvrir l’appétit à ceux qui trouveraient parfois les histoires de saints un peu monotones, du genre décourageantes, pour les pauvres pécheurs ordinaires que nous sommes. (Image ci-contre: Wy-dit-Joli-Village) :
Le bon Dieu, souvent facétieux, et/ou capable d’humour très noir, nous invite sûrement à apprécier en artistes la tragi-comédie que fut sa biographie : Voir ci-dessous la collection des mésaventures uniques de celui qui fut aussi, rôle grandiose, le « Sauveur du Sauveur » (lors de la fuite en Egypte) : cocu avant même d’être marié, et charpentier, spécialiste du bois … dont se chauffait le grand Sanhédrin courroucé, qui fit clouer sur des planches son fils adoptif Jésus, le patron suprême des innocents torturés, diffamés et assassinés.
Les lieux
Modeste entre tous, saint Joseph a une toute petite chapelle, à Vienne en Arthies (maximum 20 personnes, mais un excellent chauffage). Très pimpante et bien crépie, elle est cependant ancienne : «
- La chapelle Saint-Joseph, à Vienne en Arthies : Commune composée de trois hameaux réunies à la Révolution, Vienne n’a jamais été érigée en paroisse,
ses chapelles étant desservies par le curé de Vétheuil. Dédiée à saint Joseph, la chapelle de Vienne a été édifiée en 1627 [ou 1748, selon d’autres sources]. Vendue comme bien national à la Révolution, elle sert de grange avant d’être rendue au culte en 1865. C’est un petit bâtiment rectangulaire sans style particulier, qui se fait toutefois remarquer par un petit clocher en colombages s’élevant au-dessus de la façade occidentale, et par un porche ouvert de trois côtés, dont le petit pignon est également en colombages « (Wikipedia)Elle a été restaurée grâce au maire Mme Lapchin, et bénie en 2008 par Mgr Riocreux -
Autre église consacrée à saint Joseph dans le Vexin :
L’église Saint-Joseph à Neuville-sur-Oise (95000) fut inaugurée le 18 juin 1863. Dépendant d’abord d’Eragny, elle devint paroisse en 1864 ; la commune de Neuville fut créée cinq années plus tard, en 1869. Le terrain a été offert par le Comte Cornudet, châtelain de Neuville, et l’édifice élevé en partie par souscription de la population. L’architecte, Elie Tremblay, était un enfant du pays. Le plan en est simple, celui des basiliques, vaste nef rectangulaire avec une large abside flanquée de deux sacristies.
On a encore une église Saint Joseph, à Carrières-sous-Poissy : « Le terrain sur lequel sera construit l’église est béni le 1er octobre 1659[1]. Le clocher a été achevé en 1671[2]. Le porche est reconstruit en 1911 lors de l’agrandissement de la route[3].Un 2018, un effondrement se produit sur le parking devant l’église. On incrimine des carrières non repertoriées[4]. (Wikipedia)
L’histoire du culte à saint Joseph :
c’est une ascension au fil des siècles, une croissance bien particulière : »Longtemps resté dans l’ombre de la Vierge Marie, le culte de saint Joseph a connu une progression lente mais constante pour devenir l’un des plus importants de l’Église catholique.
1. Une émergence tardive (Moyen Âge)
Bien que présent dès les premiers siècles dans les écrits apocryphes, Joseph reste une figure secondaire jusqu’au XIIe siècle.- Les prémices : Saint Bernard de Clairvaux est l’un des premiers à souligner sa tendresse humaine au XIIe siècle.
- L’impulsion franciscaine : Au XIVe siècle, les Franciscains promeuvent son image de père nourricier.
- La fixation du culte : C’est au XVe siècle que sa fête est officiellement fixée au 19 mars, notamment sous l’influence de Jean Gerson et du pape Sixte IV.
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2. L’âge d’or de la dévotion (XVIIe – XIXe siècle)La Contre-Réforme transforme Joseph en un modèle de vie intérieure et de protection de la famille.- Sainte Thérèse d’Avila : Elle joue un rôle crucial en lui dédiant de nombreux monastères et en le nommant son « père et maître ».
- Apparition de Cotignac : En 1660, une apparition de saint Joseph à Cotignac (France) est officiellement reconnue, boostant sa popularité populaire.
- Proclamation majeure (1870) : Face aux défis de la modernité, le pape Pie IX proclame saint Joseph Patron de l’Église universelle le 8 décembre 1870.
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3. Un saint pour le monde moderneAu XXe siècle, son culte s’adapte aux enjeux sociaux et ouvriers.- Saint Joseph Travailleur : En 1955, Pie XII institue la fête de Saint Joseph Travailleur le 1er mai, pour christianiser la fête du travail.
- Sanctuaires mondiaux : L’édification de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à Montréal (fondé en 1904) témoigne de l’ampleur mondiale de sa dévotion.
- Année Spéciale :
Le pape François a dédié une année entière à saint Joseph (2020-2021) avec la lettre apostolique Patris corde.
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(Ci-contre: Saint Joseph à Maudétour)Aujourd’hui, il est invoqué comme le patron d’une « bonne mort » (étant mort entouré de Jésus et Marie), des familles, et des travailleurs » (Source : IA)Les apparitions de saint Joseph : - On en connaît au moins quatre : en Pologne 1870), en Irlande (1867)au Portugal (à Fatima, au moment des apparitions de la sainte Vierge, en 1917) , à Santa Fé au Nouveau-Mexique – Etats-Unis (1878 « La Chapelle de Loretto (Loretto Chapel) à Santa Fe, Nouveau-Mexique, une chapelle célèbre pour son « escalier miraculeux » en colimaçon, construit vers 1878 sans support central apparent ni clous métalliques. Ce chef-d’œuvre architectural, attribué à un mystérieux charpentier [et à saint Joseph lui-même !], attire de nombreux visiteurs et sert aujourd’hui de musée et lieu de mariage. (IA)
- En France à Cotignac en Provence « En France, à Cotignac en Provence, le 7 juin 1660, vers treize heures, un jeune berger, Gaspard Ricard, garde son troupeau sur le mont Bessillon. La chaleur est accablante. Il a soif. Soudain, il aperçoit un homme à ses côtés qui lui dit en lui montrant un rocher : « Je suis Joseph ; enlève-le, et tu boiras. » Gaspard doute. L’apparition réitère son conseil. Il déplace le rocher sans difficulté et découvre une source.

Saint Joseph de la marche, par Luc de Moustiers Très vite le pèlerinage à Cotignac se développe en raison des grâces innombrables attribuées à l’eau miraculeuse. En 1661, monseigneur Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement l’apparition de saint Joseph et en approuve le culte. La même année et, de retour d’un pèlerinage à Cotignac, Louis XIV, consacre la France à saint Joseph, chef de la sainte Famille et fait du 19 mars une fête chômée. En 1662, dans son compte-rendu de visite, le Père Allard écrit parlant de l’année 1661 : « Nos Pères (de Cotignac) m’ont assuré qu’il y a eu 52 processions de Pâques à la Pentecôte et qu’il y a eu 6 000 personnes dans l’octave de cette dernière solennité. L’eau de saint Joseph fait des miracles. Depuis mon retour un boiteux de naissance, originaire d’Avignon, y étant allé, est revenu bien droit et a laissé ses crosses ; nous le connaissons. Tout le monde boit et emporte de cette eau… »
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Le texte de la méditation par le Père René-Luc, de Montpellier, auteur de Dieu en plein cœur (source : Hozana.org).
Et plus encore, sur Hozana :
- Saint Joseph est un modèle de patience. On le voit concrètement par sa vie. Il a d’abord été patient pour conquérir le cœur de Marie. Il était plus âgé qu’elle car on ne parle pas de Joseph pendant tout le ministère public de Jésus. Joseph était sans doute déjà décédé. On mourrait jeune a l’époque, surtout les hommes. Supposons que Joseph avait une soixantaine d’année lorsqu’il est mort, il aurait eu donc environ 30 ans lorsqu’il a rencontré Marie qui en avait sans doute 17.
Marie était sans aucun doute la plus belle jeune fille du village. Non seulement belle mais très douce, souriante. Elle devait en avoir des prétendants ! Des Jeunes garçons de son âge, sans doute de milieux aisés. St joseph était plus âgé et il venait d’un milieu modeste, c’était un simple charpentier, même si à l’époque, c’était déjà une belle situation.
Cela faisait longtemps qu’il avait repéré la belle Marie mais il n’osait pas déclarer sa flamme. Voudra-t-elle de moi, un simple charpentier ? Car a l’époque, même s’il fallait l’accord des parents, on ne mariait pas les filles contre leur gré, elles pouvaient accepter ou refuser les prétendants. Joseph patiente et attend le bon moment. Voudra-t-elle de moi ? Il patiente et prie. Il prie pour se décider au bon moment, car s’il attend trop longtemps, peut-être qu’un autre prendra le cœur de Marie. La patience n’exclue pas l’audace, et l’équilibre entre la patience et l’audace se fait par la prière.
Un jour du mois de mars, Marie vient à l’atelier de Joseph pour faire réparer une chaise. Il saisit l’occasion et se décide enfin : « Marie, veux tu m’épouser ? » Elle lui répond « oui, avec joie ! » Tout heureux, Joseph raccompagne Marie chez ses parents Anne et Joachim pour leur demander la main de leur fille. Eux aussi acceptent sans hésiter. Joseph est un homme bon, un homme juste, ils lui font confiance, leur fille sera entre de bonnes mains.
Tout heureux, Joseph retourne à son atelier. Il compte revoir Marie très vite pour fixer avec elle la date du mariage. Il est impatient de fonder avec elle un véritable foyer.
Dès le lendemain, il retourne chez Anne et Joachim et là, il apprend avec stupeur que Marie est partie en hâte à Ein Karem, un petit village près de Jérusalem ; pour rejoindre sa cousine Elisabeth. Il parait qu’Elisabeth est enceinte de 6 mois, ce qui est peu banal vu qu’elle était stérile et très âgée. Marie est donc partie l’aider. Quand même, elle aurait pu prévenir Joseph. Lui qui se faisait une telle joie de préparer leur mariage, elle est partie si vite, sans prévenir. Ça commence mal. Mais bon que faire ? Il faut attendre patiemment le retour de Marie. Joseph compte les jours, il a tellement hâte de revoir celle qu’il aime.
Trois mois plus tard, fin juin, Joseph apprend que Marie est revenue. Il s’étonne qu’elle ne se soit pas aussitôt précipitée pour lui rendre visite à son atelier. Que doit il faire ? Attendre qu’elle vienne ? Non il n’en peut plus et décide d’aller la voir. Il frappe à la porte d’Anne et Joachim. Les parents ouvrent, ils ont l’air gêné. Joseph demande : « Marie est là ? » Silence. Joseph entend alors les pas de Marie qui s’approche. Elle porte une jolie robe blanche et bleue. Elle le regarde et baisse les yeux vers son ventre arrondit en le caressant. Joseph la regarde sans comprendre. Marie lui dit alors doucement : « Joseph, je suis enceinte ». Il n’en croit pas ses yeux. Comment est-ce possible ? Pas elle ! Si pure, si pieuse, si fervente. Comment a-t-elle pu aller vers un autre homme alors qu’elle était sa promise ? Joseph la regarde, médusé. En bégayant, il lui demande : « Mais pourquoi ? Comment ??? » Marie lui répond simplement : « Plus tard tu comprendras… »
Joseph est sous le choc. C’est maintenant qu’il voudrait des explications, pas plus tard. Il voudrait reprendre son interrogatoire mais quelque chose le retient. Et puis, il y a un point plus urgent que de comprendre le pourquoi du comment : Marie est en danger de mort. Selon la Loi juive, elle doit être lapidée à cause de cette faute. Même s’il lui en veut terriblement de l’avoir trahi, il ne peut pas supporter l’idée de la voir mourir, et encore moins de cette façon atroce sous des jets de pierre. Il regarde Marie, puis Anne et Joachim et leur dit : « je vais répudier Marie en secret, comme ça elle vivra ».
Il retourne chez lui triste et abattu. « Marie, Marie, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le soir même, l’ange Gabriel lui annonce dans un songe que Marie porte en elle le Messie, qu’il n’a rien à craindre car tout cela vient de l’Esprit Saint.
Tout joyeux, joseph retourne dès le lendemain auprès de Marie pour lui annoncer cette bonne nouvelle et fixer la date du mariage. Sa patience a été mise à rude épreuve mais il est aujourd’hui récompensé, il a été choisi parmi tous les hommes de la terre pour être le père adoptif de l’enfant Dieu !
Toute sa vie, St Joseph fit preuve de patience. Il ne s’est pas précipité ni dans les paroles ni dans l’action. Il a attendu longtemps le moment où son fils adoptif Jésus sera révélé à la face du monde et il mourra sans avoir vu ce jour arriver.
Comme le disait si bien la grande Sainte Thérèse d’Avila qui aimait beaucoup saint joseph : « que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie, la patience obtient tout, Dieu seul suffit. »
Méditation sur l’humour du saint Esprit, se manifestant dans les tuiles qui s’abattent régulièrement sur Joseph, à écouter ici : Streamez Jour 9 – Saint Joseph exemple de joie par Hozana | Écoutez en ligne gratuitement sur SoundCloud
« Saint Joseph, modèle de joie et d’humour à tout épreuve ! »L’humour, c’est l’inattendu, c’est l’insolite, c’est le décalage. Or, qu’est-ce ce qui est plus décalé que les pensées de Dieu ?
Isaïe 55, 8 : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Eternel.
Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées » Et si on regarde bien les plans de Dieu, c’est surprenant, décalé, désarçonnant, déstabilisant. Et si on regarde les différents passages concernant St Joseph, on reconnaît bien le côté bouleversant et décalé de l’Esprit Saint d’agir.
J’ai presque envie de dire que c’est « signé »!
Signé du Saint Esprit
La signature du St Esprit, c’est donc: – décalage – fantaisie – voire humour – Et donc…. Conversion/sanctification
Pauvre Joseph est frappé par cette signature :
Première signature
La femme de Joseph tombe enceinte sans qu’il l’ait touchée… Ça commence fort. On pourrait dire que c’est sacrément tordu de la part de l’Esprit Saint ! =>1er décalage… mais 1ère joie aussi lorsque l’ange console Joseph avec ces mots : «
Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20).
Deuxième signature
L’enfant est sur le point de naître pile au plus mauvais moment : en voyage, les auberges blindées, la poisse quoi. Il ne pouvait pas attendre quelques jours ce Messie ?! Pauvre père que je fais, ne pas réussir à trouver une situation correcte pour que ma femme accouche dans des bonnes conditions => 1er décalage, mais 1ère joie aussi. Malgré tout, « un sauveur nous est né« et une multitude céleste rend gloire à Dieu en chantant (Lc 2, 14).
Troisième signature
Entre une Vierge Sublime de Sainteté et l’enfant Roi de l’univers, Verbe incarné, moi Joseph, le pauvre père doit « baptiser » c’est-à-dire donner un nom à cet enfant… Jésus, je dois donner un nom à la Parole faite chair !! => Décalage et joie, quel honneur ! Qui suis-je pour donner le nom à mon Sauveur ?!
Quatrième signature
: Après être né dans cet endroit pouilleux, entre l’âne et la vache, voici que 3 personnages d’un rang évidemment distingué nous rendent visite. Moi qui pensais être le seul au courant avec Marie, mais en fait, les bergers sont briefés aussi, ainsi que des scientifiques venant de l’autre bout du monde ! Oh Pauvre, moi qui pensais que tout cela passerait incognito, je ne suis pas au bout de mes peines ! => Décalage encore, et joie… «lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe» (Mt 2, 11).
Cinquième signature
Pas le temps de se reposer sur ses lauriers, les bergers, les Anges, les Mages, formidable, mais maintenant, il faut fuir en Egypte pour sauver l’enfant des griffes d’Hérode.
=> Décalage, mais joie tout à fait particulière : Joseph devient le sauveur du Sauveur. Si ça c’est pas encore une grosse blague du ciel…
Sixième signature
: Il faut bien présenter l’Enfant au Temple. Va-t-on enfin pouvoir se balader tranquille et incognito ? C’est sans compter que l’Esprit Saint fait encore des siennes en balançant ses secrets à Syméon et Anne. => Décalage et…soulagement : Syméon annonce que l’enfant provoquera «le relèvement de beaucoup en Israël » (Lc 2, 34).
Septième signature
: Jésus est grand, 12 ans, le plus gros est derrière nous. Plutôt bien élevé. Mais voilà qu’au retour de Jérusalem, je paume mon gosse. Oh le boulet de père encore une fois. => Décalage, mais… joie, retrouver le Christ dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi bouche bée (pour une fois) après trois jours d’inquiétude (Lc 2, 46).
Et moi alors ?
Comment je prends avec humour les tracas de la vie et même, oui même les grandes épreuves de ma vie ?
En effet, comme répond Job à sa femme (Job chapitre 2 : « Si nous accueillons le bonheur comme venant de Dieu, comment ne pas accueillir de même le malheur ? »
Et dans le même esprit, quelques versets avant : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! »
Ressembler à Saint Joseph, c’est accueillir constamment les imprévus de la vie, sans râler, sans récriminer, avec cette conviction inébranlable que « tout contribue au bien de celui qui aime Dieu ».
Un train en retard, un métro bondé, un bouton sur le visage, mais aussi des choses plus graves, l’annonce d’un deuil, d’une maladie, etc. accueillir tout comme venant de la main de Dieu, dans la certitude que c’est mieux que telle épreuve survienne plutôt qu’elle ne survienne pas car unis au Christ je sais que cela me fera porter un fruit au-delà de toute mesure, plus grand que si je n’avais pas cette épreuve.
Mon cœur est dans Son Cœur, ma vie est dans Sa Vie.
Confiance aveugle et absolue en Dieu, voilà le type de sainteté de Saint Joseph. Ne pas chercher à maîtriser, à penser que ce serait mieux comme ci ou comme ça. Ne pas penser qu’on va apprendre à Dieu son métier de Bon Dieu. Il sait. Ça suffit. Mais et surtout si ça me déroute, désole, voire décourage.
L’abandon total à la volonté divine, à la Providence.
Comme disait Don Dolindo deant les épreuves de la vie : « Jésus, je m’abandonne à Toi, c’est à Toi d’y penser. »
Voilà qui rend inébranlable notre Joie, à l’instar de Joseph, l’abandon totale à la Volonté divine. saint joseph illustration humoristique _ Free Vector
Pour conclure, vous pouvez prendre la prière à saint Joseph en cliquant sur « je prie » !
Je vous salue, Joseph
Je vous salue, Joseph, Vous que la grâce divine a comblé. Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

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