Les richesses des églises modernes : Vauréal, Guitrancourt, Guernes, Sandrancourt, Saint-Jean-Baptiste au Val Fourré, Maudétour, Banthelu etc.

Après la guerre, grâce aux crédits du Plan Marshall, et à ceux des entreprises locales, des églises endommagées ou détruites ont été rebâties ou rénovées, avec d’autant plus de ferveur que les chrétiens pleins de gratitude d’avoir survécu affluaient aux offices. De nombreuses chapelles furent ajoutées aux lieux de culte déjà existants. Ceci devrait intéresser tous nos artistes, car les églises modernes manquent toutes de décorations intérieures, et comportent généralement de grands murs blancs.

Voici quelques chefs d’œuvre de l’une des plus jeunes (1994) de nos églises, dans laquelle il reste encore beaucoup d’espaces à habiller, la magnifique égliseVisitation, triptyque, Vauréal Sainte Claire de Vauréal

 

 

 

 

 

Le même triptyque, referméTriptyque refermé, Vauréal (signature en bas à droite : Clandin Steen 006)

 

 

 

 

Tête du Christ, par Jean Guyomard : Tête de Christ, par Jean Guyomard, Vauréal

 

 

 

 

 

Et voici la charmante et modeste église de Guitrancourt, financée par les ciments Calcia : :

 

 

Construites dans des matériaux contemporains fragiles, nombre de ces églises sont menacées de disparaître, d’autant plus que les gens, plus traditionnalistes (ou plus iconoclastes ? ou plus anticléricales ? ou plus masochistes ?) qu’on ne croirait, trouvent souvent qu’elles sont moches.

« Une église moche ?

Les goûts changent donc ; et il faut s’habituer à cette idée que l’art moderne qu’on regarde aujourd’hui comme barbare jouira sans doute d’une faveur nouvelle plus tard. Il en va ainsi : ne décriait-on pas jadis l’art du Moyen Âge en le qualifiant de « gothique » ? Art des Goths, art de barbares et d’envahisseurs, art de cathédrales qu’aujourd’hui on admire.

C’est moche ? Oui : c’est moche aujourd’hui, mais là n’est pas la question. S’il y a une certitude, c’est que fermer, désacraliser, vendre, requalifier ou… pire, détruire, c’est condamner une réalisation à ne pas avoir de seconde chance. », écrit Pierre Téqui dans un article remarquable ici :  https://fr.aleteia.org/2025/11/27/qua-voulu-dire-leglise-saint-luc-de-grenoble/?

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