Saint AIGNAN
Patron de la ville d’Orléans, supplanté presque 1000 ans plus tard par Jeanne d’Arc.
Originaire d’une famille hongroise, il nait à Vienne dans le Dauphiné vers l’an 358. Ordonné prêtre, il se fait remarquer par sa piété et son intelligence. Appelé par saint EUVERTE, évèque d’Aurelianum (ancien nom de la ville d’Orléans), il lui succède et devient le 5ème évèque d’Orléans.
- En 451, les hordes de Huns conduites par Attila foncent sur Orléans, après avoir totalement détruit Metz. Saint Aignan invite tous les habitants à prier. Craignant toutefois que les prières ne soient pas suffisantes, il utilise ses talents de négociateur pour convaincre le général romain Flavius AETIUS de venir au secours de la ville assiégée.
Ci-dessous 2 légendes à ce sujet
- Saint Aignan scrute régulièrement l’horizon, du haut d’une tour de guet, dans l’espoir de voir apparaître les légions romaines. Aussi, les habitants le questionne-t-il en ces termes : « Aignan, ne vois-tu rien venir ? ». Expression reprise et transformée beaucoup plus tard par Charles Perrault dans le conte de Barbe Bleue en : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ».
- Les renforts des troupes romaines tardant à venir, saint Aignan invoque le ciel et jette du haut des remparts une poignée de sable de la Loire ; tous les grains se métamorphosent en guêpes qui mettent en déroute les barbares.
- Selon les historiens : les Huns entrent dans Orléans suite à une trahison, quand soudainement apparaît l’impressionnante avant-garde romaine. Attila décide de fuir. La ville et ses habitants sont sauvés grâce aux mérites de saint Aignan.
- Défenseur de la ville, il en devient le saint patron et y décède le 17 novembre 453.
- La fête de saint Aignan a lieu le 17 novembre
Sites religieux portant le nom de saint Aignan ou saint Agnan
- Saint Aignan d’Arthies :
une des plus anciennes églises romanes du Vexin français, classée monument historique depuis 1926, dont la nef et le clocher datent du 11ème siècle - Collégiale d’Orléans comportant une crypte du 11ème siècle abritant les restes calcinés des reliques de saint Aignan (reliques brûlées par les huguenots en 1563 )
- Eglise saint Agnan à Saint Agnan (Moselle)
- Eglise saint Aignan à Ramous (Pyrénées atlantiques)
- Ancienne chapelle saint Aignan construite sur l’île de la cité à Paris, près de Notre-Dame, au 12ème siècle, à la demande d’Etienne de Garlande (doyen du chapitre de la collégiale d’Orléans) dont on peut voir les vestiges dans les murs du 19 rue des Ursins.
Christine Johan
