Pour les journées du patrimoine de septembre 2026, l’Atelier de peinture de Brueil-en-Vexin présente une exposition de créations sur des thèmes chrétiens. L’église est ouverte tous les ans tous les dimanches de septembre, pour la messe de 10h30., et les samedis du mois de mai à 18h30, pour la messe aussi.
Nous avons interrogé quelques exposantes :
Monique Roncin : « Ce projet est parti de la préparation d’une nouvelle exposition de peinture qui se ferait dans l’église. Un lieu approprié pour s’inspirer de l’art sacré.
J’ai toujours admiré l’art religieux.
Les plus grands peintres de tous temps l’ont pratiqué et sublimé.
Pour moi, peindre des anges c’est entrer dans le paradis….
Pour la 1ère fois, j’ai osé représenter le Christ.
Figure tellement sacré pour moi…mais je n’ai pas réussi à mettre toute la douceur qu’il m’inspire. Ce n’est qu’une pâle copie….
Je suis assez satisfaite de l’expo en son ensemble. Notre atelier y a mis du cœur et pour certains, peut-être, une ouverture sur autre chose. Je les en remercie.
Mon travail sur le sujet m’apporte une sorte de sérénité, d’apaisement. Tout devient doux, et je suis en étroite communion avec ce que je fais. »
Marianne Letellier:

Maternité, ou Vierge à l’enfant, comme une apparition
Sylvie Bouissou : Concernant les églises, je suis surtout attirée par les clochers, chaque région et pays
ont des styles différents.
Il m’est difficile d’utiliser de gros pinceaux ! Mes préférences vont vers la finesse du trait et la minutie des détails.
Je n’ai pas de référence stylistique particulière.
Mon apprentissage s’est fait à l’atelier peinture de Brueil en Vexin avec l’aide précieuse de P. notre professeur à mes débuts.
Grâce à lui, j’ai découvert différents styles, différentes techniques, l’usage des matières.
Sylvie Costard 
Maria Poumier : J’ai choisi de réaliser une bannière illustrant un miracle de saint Gaucher, qui était natif de Brueil, parce que c’est une tradition populaire très propre au goût féminin :
la bannière, qu’on sort pour les processions, était jadis confectionnée par des couturières et brodeuses extraordinaires, avec du satin et de la soie, des incrustations, du fil d’or, des personnages peints lumineux et naïfs, on voit qu’elles s’exprimaient joyeusement dans ces beaux objets de dévotion. Pour les nulles en peinture et en couture comme moi, c’est un espace de liberté sans prétention, et j’adore les matériaux de récup, concrètement le rayon mercerie du dépôt des compagnons d’Emmaüs, à Dennemont, une mine !… Le miracle représenté ici, c’est saint Gaucher ressuscitant un compagnon qui avait été écrasé par la chute d’un arbre, on peut y voir une allégorie de toutes les situations dramatiques dont on peut être sauvé par un miracle, et j’aime en rendre grâce.
