Saint Ansbert naquit à Chaussy dans une famille noble. Ses progrès dans les lettres furent rapides, et il parut jeune encore à la cour de Clotaire III, où le chancelier Robert voulut lui faire épouser sa fille Angradisme ; mais Ansbert, qui projetait dès lors de se consacrer à Dieu, préféra le célibat au mariage, tout comme Angradsime. Son mérite l’ayant fait élever à la dignité de chancelier, il n’en fut pas moins entraîné par son penchant pour la vie solitaire, quitta brusquement la cour, et alla s’enfermer dans l’abbaye de Fontenelles. Il en devint abbé, marcha sur les traces de saint Wandrille et de saint Lambert, ses prédécesseurs, fonda des hôpitaux, et fit de sages règlements.
Nommé en 683 évêque de Rouen pour succéder à saint Ouen, il se voua tout entier à la prédication des fidèles et au soulagement des pauvres ; il tenta d’implanter la culture de la vigne en Normandie, sans succès. Puis Pépin d’Héristal, maire du palais, mécontent de la sévérité de ce saint prélat, l’arracha à son église et le relégua dans le monastère de Haimont, en Hainaut. Il mourut le 9 février 694, dans les exercices de la bienfaisance et de la piété, au moment même où il venait d’être autorisé à retourner dans son diocèse. Son corps fut transporté, selon sa dernière volonté, à l’abbaye de Fontenelles, dans la bourgade actuelle de Saint-Wandrille, en Normandie. De nombreux miracles se produisirent sur son passage. La paroisse de Chaussy longtemps été rattachée à l’abbaye de Saint-Wandrille.
